Quartiers populaires

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La situation des quartiers



Depuis 2003 les rapports de l’Observatoire National des zones urbaines sensibles (depuis 2015 Observatoire National de la Politique de la Ville) sont publiés afin de « contribuer à une meilleure connaissance des quartiers de la politique de la ville et à l’évaluation des politiques publiques menées en leur faveur ».

Les situations socioéconomiques des quartiers populaires sont connues de tous, mais il nous semble  essentiel d’en rappeler les grandes caractéristiques. Ces quartiers sont avant tout caractérisés par une grande pauvreté, un taux de chômage endémique, des populations avec des faibles niveaux de qualification. D’un quartier à l’autre, si l’on peut relever quelques différences dans les indicateurs de pauvreté, chômage, sous-qualification, les éléments contextuels des quartiers populaires sont globalement similaires. Le rapport du 6 mai 2015 de l’Observatoire National de la Politique de la Ville met en évidence une aggravation socioéconomique de ces territoires. Un revenu fiscal moyen de 12 752 €, équivalant à 54 % de celui de l’ensemble des habitants de leurs unités urbaines, 59 % des ménages non imposés (contre 37 % au sein de leurs agglomérations), et 3 fois plus de personnes en deçà du seuil de pauvreté (38,4 % contre 12,2 %). Un taux de chômage global qui est plus que 2 fois supérieur en ZUS (23,2 % contre 9,3 ailleurs), jusqu’à 43 % dans de nombreux quartiers d’Ile-de-France, avec un taux de 50 % des 18-24 ans qui vivent sous le seuil de pauvreté. Les ZUS se caractérisent aussi par une très faible mixité sociale à l’école et au collège, où les enfants de milieux défavorisés restent très majoritaires. 27 % des élèves de ZUS obtiennent le brevet des collèges contre 36 % dans le reste de l’Hexagone. À peine 27,1 % des élèves de ZUS entrent au lycée, et s’orientent vers une 1re générale (contre 40,4 % ailleurs).


Nos orientations

Villeneuve La Garenne La CaravelleLePoleS, à travers le déploiement d’une gamme d’activités et de dispositifs d’insertion par l’économique, a salarié en 2015 près de 130 demandeurs d’emplois dont 60 % sont issus des quartiers prioritaires. 130 000 heures de travail ont été réalisées et 240 000 € ont été affectés cette année aux formations qualifiantes. Dans un temps où de nouveaux marchands de l’emploi revendiquent des investissements sur des projets à fort impact social, nous souhaitions mettre en évidence ces quelques chiffres.

Massifier notre intervention dans les quartiers, plus particulièrement ceux de Villeneuve-la-Garenne, investir dans la formation professionnelle, proposer des parcours professionnels qualifiants, créer des emplois pour les habitants des quartiers : notre ligne de conduite depuis 2007. Nous militons pour une plus grande mobilisation des dispositifs de droit commun dans les quartiers populaires, sur la base de contrats de travail à temps plein.

La création de la première école du web dans les quartiers, certifiant au métier d’intégrateur développeur, a engagé une nouvelle étape de notre développement en direction des nouvelles qualifications et des métiers de demain.
 Les années qui viennent s’annoncent numériques avec des postes à pourvoir dans les entreprises, les petites comme les grandes, avec de nouveaux métiers. Nous pensons que cette opportunité doit aussi être saisie par les acteurs des quartiers.

Enfin, nous avons décidé de mobiliser nos compétences en matière de développement d’outils numériques et nos savoir-faire au service des mouvements citoyens issus des quartiers populaires afin de faire ensemble pour le mieux vivre (ensemble).